La goûteuse d’Hitler – Rosella Postorino

Salut tout le monde !

Me voila aujourd’hui pour vous parler d’un livre lu pour le Cold Winter Challenge : La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino

Résumé :

En 1942, Rosa Sauer se retrouve seule à Berlin sous les bombes : son fiancé Gregor est au front et sa mère vient de mourir. Elle décide de se réfugier chez ses beaux-parents à Gross-Partsch, en Prusse orientale, à proximité de la résidence d’Hitler. Très rapidement Rosa est emmenée par les SS avec neuf autres femmes du village pour devenir goûteuse. En effet Hitler craint d’être empoisonné, alors chaque jour, ces dix femmes risquent leur vie en goûtant les plats.

Mon avis :

J’ai beaucoup aime ce livre qui traine depuis un moment dans ma bibliothèque. Le Cold Winter Challenge était bien l’occasion de l’en sortir.
Avec ce roman, on suit le quotidien de Rosa pendant la deuxième guerre mondiale,cette dernière étant hébergée près du bunker ou Hitler est enfermé elle deviendra vite une goûteuse du Furher. Ainsi elle mangera une partie de la nourriture du chef afin de vérifier qu’elle ne soit pas empoisonnée.

Avec ce travail,Rosa rencontre d’autres femmes qui,comme elle,ont été enrôlées. Avec ces femmes,elle va vivre de nombreux événements inhérents à un pays en guerre. L’intrigue devient de plus en plus tendue au fur et à mesure que la guerre tend vers sa fin. On s’inquiète pour ces nombreuses femmes que l’on a fini par apprécier avec leur caractère et idées si divergents.

Le seul point négatif que j’ai pu relever est que parfois les chapitres sont décousus,on est perdu dans la temporalité : est ce un rêve de Rosa ? Son passé ? Quelque chose d’entendu qu’elle t’apporte ? Ces brefs moments me sortaient parfois de l’histoire, chose assez peu agréable quand on est plongé dans un bon livre.

Hormis,ce tout petit désagrément, ce roman basé sur la Seconde Guerre est vraiment bien tourné avec des personnages très intéressant et avec une héroïne dont la vie intérieure est prenante.

Citation :

Donner la vie, l’ôter, tout ça n’a rien de divin, c’est une affaire humaine.

Mes sagas adorées : La faucheuse – Neal Shusterman

Salut à tous !

Aujourd’hui j’inaugure un nouveau type d’articles : Mes sagas adorées. Dans ces derniers je vous parlerai des sagas que j’ai dévoré et qui occupent une place très chère dans mon coeur.

Et pour commencer quoi de mieux que de vous parler de La faucheuse de Neal Shusterman ?

Dans le premier roman, on retrouve une société où la mort n’a plus lieu naturellement. Maintenant, ce sont les Faucheurs qui s’occupent de la donner. Ces derniers ont heureusement de nombreuses règles à respecter. C’est dans ce monde qu’on retrouve Citra et Rowan, deux jeunes qui mène leur vie et qui vont faire leur entrée dans le métier. Mais ils découvriront à leurs dépends que les complots font rage.

Je ne spoilerai pas les résumés des deux autres tomes mais sachez qu’ils montent en puissance l’un et l’autre de sorte qu’on ne peut être qu’accrochés à l’intrigue.

Mais outre, l’histoire qui est passionnante, les personnages sont tous attachants. On est derrière Citra et Rowan à souhaiter que tout se passe bien pour eux. Tout au long de la saga, on en déteste d’autres et on est horrifiés de leurs actes. Petit point bonus : on trouve un personnage non-binaire dans le tome 3, et ça réchauffe le cœur.

Pour conclure, je vous conseille vivement cette saga fantastique qui vous fera passer par de nombreuses émotions.

Le cavalier suédois – Léo Perutz

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un chef-d’œuvre si bien maîtrisé : Le cavalier suédois de Léo Perutz.

Résumé :

Au début du XVIIIe siècle, en Silésie, près de la frontière polonaise, un jeune officier déserteur d’origine suédoise, Christian von Tornefeld, et un voleur sans nom promis au gibet échangent leurs identités. C’est le début d’une nouvelle vie pour le vagabond devenu le Cavalier suédois, mais pourra-t-il échapper à son destin ?

Mon avis :

J’ai découvert ce roman grâce à un très bon ami, et il a été bien inspiré avec ce conseil. Ce livre n’est pas bien long, à peine plus de 250 pages, mais il s’agit de pages extrêmement bien maîtrisée.

L’histoire commence avec deux personnages : un cavalier en fuite et un vagabond. Le cavalier est détestable, et on se range vite du côté du vagabond. Suite à un concours de circonstance, leur identité sera échangée.

Ce qui me fait dire que ce roman est exceptionnel c’est sa construction. Rien n’est laissé au hasard et chaque détail est repris en une réponse un peu plus loin dans l’histoire. De plus, celui-ci est facilement lisible en peu de temps, ce qui nous permet d’apercevoir les différentes ficelles de construction. Ce qui ne nous empêche pas de vouloir y retourner pour tout analyser une fois le livre fini pour la première fois.

En conclusion, je conseille ce roman aux amoureux des trames construites de manière géométrique et visible. Je le conseille aussi à ceux recherchant une lecture courte mais plaisante, je vous le promet, vous le devorerez.

Citations :

Mais Tourne-Feu ne s’effaroucha pas, il n’aurait pas reculé devant le Malin en personne, car il savait qu’il n’est démon plus redoutable que l’homme parmi ses semblables.

– Ma mère pleure, dit l’enfant. Ma mère dit que beaucoup ne reviennent jamais de la guerre.

– C’est à cela qu’on reconnaît que la guerre est bonne, repartit le Torcol. Car si elle était mauvaise, tout le monde rentrerait aussitôt

Quand je songe aux étranges péripéties qui ont jalonné mon existence présente et passée, il m’apparaît que toute joie est vanité.

Rating: 5 out of 5.

Bilan du mois de Septembre

Le mois de Septembre touche à sa fin, il est temps d’en faire le bilan des lectures.

Peau d’Homme, une très jolie BD qui se dévore toute seule.

Un roman steampunk agréable à lire, où il est question de boîte à musique et d’empereur fou.

Un manga toujours aussi délectable et appréciable. Chaque tome se lit comme un one-shot et c’est chouette pour les mémoires de poissons rouge comme moi

Une histoire de fées qui veulent vivre dans le monde humain. Un roman avec de nombreux personnages très agréables à suivre.

Des nouvelles pour nous faire rentrer dans une ambiance d’Halloween. Mais je n’ai pas accroché à toutes les histoires…

Un témoignage fort et magnifique d’un enseignant sur ses années dans les classes SEGPA. J’ai dévoré ce livre en une nuit.

Un premier tome que j’ai adoré dévorer !

Un BD au contenu fort, qui a beaucoup résonné en moi.

Un essai très intéressant qui m’aura beaucoup appris.

Le mois a donc été riche en lectures différentes et intéressantes ! Je vous parlerai plus en détail de certaines de ces lectures dans mes articles à venir.

J’espère que votre mois de Septembre aura lui aussi été riche en découvertes !

Fairyland – Alysia Abbott

Salut à tous, je vous retrouve aujourd’hui afin de découvrir Fairyland de Alysia Abbott.

Résumé :

1974. À la mort de sa femme, Steve Abbott, poète homosexuel, s’installe à San Francisco avec sa fille de deux ans. Au cœur du Haight-Ashbury hippie, de la scène Beat et de la communauté gay militante, il rejoint une génération décidée à tout vivre. Alysia raconte : son enfance, la bohème, ce père aimant, « à part », sa propre quête identitaire aussi. Une « féerie », bientôt rongée par le sida… Un magnifique portrait en miroir, d’une tendresse et d’une force inouïes – entre intime et collectif, leçon d’amour(s) et témoignage engagé, tombeau littéraire et ode à la vie.

Mon avis :

Cette auto-biographie est celle de Alysia Abbott, fille d’un artiste homosexuel qui a décidé d’aller vivre en San Francisco. Elle nous y raconte les bons comme les mauvais moments notamment la difficulté de vivre avec une personnalité aussi fantasque que celle de son père. Elle nous raconte aussi son désir de liberté, l’envie de s’éloigner une fois adolescente de cette ville où elle a pu grandir, et ce qui l’y a fait revenir.

J’ai mis un peu de temps à entrer dans l’histoire de l’autrice, et il s’agit d’un roman que j’ai savouré plutôt que dévoré. Mais finalement je sort de cette lecture en me disant que ce genre de biographie est importante pour la communauté LGBTQI+ . Cela nous permet de connaître un peu mieux les problématiques qui étaient au cœur des vies de nos adelphes à l’époque.

En conclusion, je vous conseille ce livre si vous souhaitez lire une auto-biographie basée sur les liens familiaux, et sur la complexité de vivre dans une famille mono-parentale et homoparentale.

Citations :

Sois courageuse. Si tu ne l’es pas, fais comme si. Personne ne fait la différence.

Des conservateurs tels que Anita Bryant ou le sénateur de Californie John Briggs craignaient que des professeurs homosexuels inculquent aux enfants un « mode de vie gay ». Papa n’a jamais déployé de tels efforts. Voici ce qu’il a écrit en 1975 : « Je ne m’efforce pas de faire d’elle une homo. Je ne dissimule pas mon homosexualité pour qu’elle devienne une adulte hétéro.»

Le désastre, pour papa et d’autres qui ont eu à l’affronter, c’était l’émergence de la crise du sida et les attaques culturelles lancées par les conservateurs à l’encontre des homosexuels, hommes et femmes, au début des années 1980. Le sida a tout d’abord suscité la cruelle indifférence du Président Ronald Reagan, qui n’a pu faire état publiquement de l’épidémie qu’à la fin de son second mandat, après la mort de vingt mille Américains, et la rhétorique hostile de conservateurs proches de Reagan, comme Jerry Falwell, fondateur de la Majorité morale, et Pat Buchanan, futur rédacteur de discours pour Reagan. En 1983, Buchanan a écrit à propos du sida : « Les pauvres homosexuels – ils ont déclaré la guerre à la nature, et voilà que la nature leur inflige un terrible châtiment.  »

Et que ne durent que les moments doux – Virgnie Grimaldi

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un coup de coeur : Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi

Résumé :

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
 
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Mon avis :

Lorsque j’ai lu ce résumé, j’ai su que le roman me toucherait. Déjà de part son thème, je savais qu’il me ferait penser à ma propre mère, maman de deux enfants prématurés qui ont quittés le nid il n’y a pas si longtemps. Et puis parce que les avis sur ce roman sont bien souvent dithyrambiques. Et ça n’a pas loupé, en une soirée je l’avais dévoré.

Les personnages sont touchants, on a envie de prendre dans nos bras les deux mères qui vivent un tournant dans leur vie. Elise, celle dont les enfants sont partis, est celle qui m’a le plus touchée. Elle apprend à revivre sans sa marmaille et cela n’est pas toujours simple. Pourtant, cela lui apporte des moments qu’elle n’aurait pas attendu et des expériences uniques. Lili elle entre dans le monde de la parentalité avec un bébé né prématurément, ce qui est loin d’être facile. Pourtant, elle va vite se rendre compte que dans cette épreuve elle peut trouver du soutien là où elle n’en attendait pas forcement.

La fin est ce qui m’a le plus touché. Elle est la cerise sur la gâteau d’un livre qui émeut de sa première à sa dernière page.

Pour conclure, je conseille vraiment ce roman à ceux qui aiment les livres contemporains à base de tendresse et de chaleur.

Citations :

Tu es ton seul frein. La seule personne qui a l’obligation de te rendre heureuse, c’est toi.

Je n’avais jamais envisagé que donner la vie puisse se passer autrement que comme on nous l’avait toujours raconté. Désormais, comme tous les autres parents accidentés, je sais à quel point avoir un enfant en bonne santé relève du miracle.

Je ne veux pas rentrer « chez nous » sans toi. Désormais, nous, c’est avec toi.

Heartstopper Tome 1 : Deux Garçons, une rencontre – Alice Oseman

Salut tout le monde, aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du premier tome de Heatstopper de Alice Oseman.

Résumé :

Ceci est l’histoire de deux lycéens. Nick, le rugbyman au sourire solaire. Charlie, le musicien au coeur solitaire. Parce qu’ils évoluent dans des cercles différents, parce qu’ils n’ont pas le même caractère, leur amitié n’était pas gagnée. Pourtant, petit à petit, de façon irrésistible, Charlie tombe amoureux. Même s’il sait que Nick aime les filles. Même s’il sait qu’il n’a aucune chance. Alors, pour ne pas mettre en péril cette amitié naissante qui compte pour lui plus que tout, Charlie préfère garder le silence…

Mon avis :

Ce roman graphique est d’une douceur inestimable. On suit Charlie qui petit à petit va se rapprocher de Nick, si différent de lui. Mais même si les deux personnages sont opposés de par leur caractère et leurs passions, il n’empêche qu’ils apprendront à aimer ce que l’autre aime.

Quand je pense à ce roman graphique que j’ai lu maintenant il y a un bon mois, je ne peux m’empêcher de sourire. En effet, l’histoire qui y est raconté est mignonne à souhait et les traits du dessin un peu arrondi dégagent eux aussi une impression de légèreté. Pourtant, tout n’est pas rose dans la vie de Charlie, mais ses problèmes se résolvent petit à petit.

En clair, on à affaire à une romance gay qui enfin n’est pas faite que de complications et de choses tortueuses.

Ce livre est en passe de devenir un livre doudou que je lirai chaque fois que j’ai un peu le cafard. J’ai d’ailleurs hâte de me procurer les tomes suivants pour voir ce que vont devenir Charlie et Nick.

Citations :

– Charlie à l’air adorable. Quand l’as-tu rencontré ?

– Il y a quelques mois. Il est dans mon groupe de mentorat.

– Il est très différent de tes autres amis, non ? Tu es bien plus toi-même avec lui.

– Ah oui ?

– Oh oui !

Quoi qu’il en soit, c’est très impoli de spéculer sur la sexualité des gens.

The Scorch Trials – James Dashner

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrove pour vous parler du deuxième tome de la saga The Maze de James Dashner : The scorch Trials.

Résumé :

Solving the Maze was supposed to be the end. No more puzzles. And no more running. Thomas was sure that escaping meant he would get his life back. But no one knew what sort of a life they were going back to….

Burned and baked, the earth is a wasteland, its people driven mad by an infection known as the Flare.

Instead of freedom,Thomas must face another trial. He must cross the Scorch to once again save himself and his friends.

Mon avis :

The Scorch démarre alors que les protagonistes ont réussi à s’échapper du labyrinthe. Ils sont alors désorientés et ne savent pas ce qui leur arrivera. En ouvrant le livre, j’étais un peu perdue le temps de reprendre mes marques avec l’univers. Mais ces marques là se reprennent vite.
Dans ce roman, les mystères sont encore plus opaques que dans le premier tome. Les personnages naviguent complètement à vue dans un monde dont ils essaient de comprendre les tenants et les aboutissants. Mais ils ne vont pas se laisser abattre et ils s’activent tous afin de réussir à mener à bout leur prochaine quête imposée par WICKED.

Certains personnages prennent de plus en plus de reliefs comme Minho qui est un leader aux épaules solides, d’autres apparaissent comme Jorge et Brenda. L’intrigue comporte quant à elle quelques longueur que la langue anglaise peuvent rendre un peu pénible. De même, je ne suis pas certaine d’avoir compris tout ce qui se passait au niveau de WICKED, peut être qu’une relecture française de la fin me ferait un peu de bien.

Malgré tout le roman est captivant est on a envie de savoir ce qui arrivera aux personnages, on se sent un peu comme eux, tels de rats de laboratoire et on ne peut que être triste pour eux lorsqu’ils pensent être en sécurité alors que non.

Rating: 4 out of 5.

La voleuse de robes – Nathalie Meg Evans

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de La Voleuse de robes de Nathalie Meg Evans.

Résumé :

L’Américaine Alix Gower rêve depuis toujours d’intégrer le monde de la haute couture. Alors, quand sa grand-mère décide de l’emmener à Paris, c’est le bonheur. Sauf qu’elle ne trouve de travail que comme standardiste téléphonique. Un emploi qui l’ennuie à mourir… mais dont elle ne tarde pas à réchapper lorsqu’un reporter de guerre en mission en Espagne lui demande d’enfreindre le règlement en passant son appel, d’urgence vitale, en priorité. Renvoyée, Alix se retrouve sans le sou, jusqu’à ce que son ami Paul lui trouve une place comme petite main chez Javier, une grande maison de couture. Une main qui a accès à toutes les créations de Javier avant les grands défilés. Car la générosité de Paul n’est pas gratuite. Avec deux petites soeurs à sa charge, il a besoin d’argent. Et il a trouvé le moyen de s’en procurer : copier des modèles de grandes maisons de couture pour les revendre au marché noir américain. Alix est reconnue pour ses talents de couturière, sa créativité… Mais plus elle gagne la confiance du célèbre styliste et plus elle regrette de devoir lui voler ses créations. D’autant que ses activités se retournent contre elle : un jour, on l’agresse brutalement. À moins que ce ne soit à cause de son passé qui refait surface. Ou plutôt celui, trouble, de sa famille, dont sa grand-mère refuse d’éclairer les zones sombres.

Mon avis :

Cela fait un long moment que je voulais lire ce livre. Sa couverture verte et grise avec cette jeune femme à l’humeur indéfinie m’avait fait m’y pencher et l’acheter. Mais une fois rejoint les rayons de ma bibliothèque, il lui a fallu un long moment avant d’en sortir.

La mode n’est pas pour moi un domaine de connaissance, mais y entrer grâce à Alix a été un vrai plaisir. On aperçoit grâce à ce roman la hiérarchie qui se tisse entre les différents corps de métier qui permettent à un vêtement d’être élaboré. Alice va naviguer entre ces différentes positions et toujours lier des amitiés et des inimités.

L’autrice nous donne à voir une intrigue très fournie avec de nombreux fils tirés dont Alix est le point commun. Mais si toutes ces intrigues sont passionnantes indépendamment les unes des autres, mises bout en bout elles donnent l’impression au lecteur de se perdre, de ne parfois plus rien comprendre à ce qui se passe. On a même parfois l’impression que certaines intrigues sont abandonnées alors que non. Tout finit par se dénouer et chaque histoire a une fin bien définie de sorte que le lecteur ne reste jamais sur sa faim tout de même.

Les personnages sont variés et tous attachants d’une manière ou d’une autre. Ils ont tous leur propre caractère. On a le fantasque Javier, le garçon parisien Paul, le reporter Verrian . On trouve aussi des femmes fortes comme la sévère Mme Frankel, la belle Una ou encore la grand-mère d’Alix. La pauvre Alix n’a pas fini d’être noyée de demandes face à ce beau monde et elle devra alors réussir à trouver sa place.

Je conseille donc ce roman à ceux qui aiment les intrigues bien fournies aux personnages étoffés. Pas besoin de connaître le monde de la mode, on nous permettra de plonger dans l’intrigue en nous expliquant ce qu’il y aura à savoir.

Rating: 4 out of 5.

[J’ai écouté] Agatha Raisin Tome 1 : La quiche fatale – M.C Beaton

Salut à tous aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du dernier livre audio que j’ai pu écouter grâce à Audible : Agatha Raison : La quiche fatale de MC. Beaton.

Résumé :

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme.
Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur.
Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Mon avis :

Les enquêtes d’Agatha Raisin est une saga qui me fait de l’œil depuis maintenant un bon moment. Je trouve que les couvertures colorées attirent le lecteur sur les rayonnages et que les résumés décrivent plutôt bien le type d’écrit que nous allons rencontrer : une enquête policière avec un côté très décalé.

Lorsque je commence un livre audio, il n’est pas rare qu’il me faille un petit moment avant de me plonger totalement dans l’histoire. Il m’est notamment souvent compliqué de retenir le nom des personnages et les liens tissés. Pourtant, ici, l’auteur nous expose cela de manière claire, les personnages sont rencontrés petit à petit et l’on peut assez facilement s’y retrouver.

Le ton n’est pas celui d’un polar noir ou même d’une enquête d’Hercule Poirot. L’héroïne Agatha Raisin est une citadine comme vous et moi qui va se retrouver embarquée dans une histoire qu’elle n’attendait pas. Tout débute avec une quiche au poireaux achetée chez un traiteur comme on pourrait tous en acheter. Mais je ne vous souhaite pas ce qui arrive alors à Agatha !

Les ragots du voisinage ont la place belle dans ce premier tome. En effet, c’est en enquêtant mine de rien auprès de ses voisins qu’Agatha finira par résoudre l’affaire de la quiche fatale. Moi qui adore quand on se demande quel voisin est honnête, hypocrite ou tout simplement bizarre, j’ai été emportée par ces commérages.

Un livre audio repose aussi beaucoup sur la performance du lecteur enregistré. Ici, Françoise Carrière donne vie au texte agréablement. Sa voix est claire et ses intonations limpides et on a jamais l’impression que l’on aurait lu un passage différemment qu’elle.

Pour conclure, je conseille ce roman aux amoureux de la littérature policière british et aux adeptes de cet humour anglais si particulier.

Citations :

Elle avait essayé d’aller au pub, le Red Lion, un établissement rustique à l’atmosphère joyeuse et au patron jovial. Les gens du coin l’avaient accueillie, comme toujours, avec cette singulière sorte d’amabilité qui n’allait jamais plus loin. Agatha aurait su affronter une malveillance soupçonneuse, mais pas cet accueil enjoué qui la maintenait à l’écart.

La fierté n’est pas l’apanage des classes supérieures vous savez

Elle prit son petit-déjeuner et essaya de se plonger dans la lecture d’un Agatha Christie, mais elle n’arrivait pas à se concentrer. Quel était l’intérêt d’une énigme policière, quand il y en avait une bien réelle dans dans son village ?

Rating: 4 out of 5.