Intermezzo et Ondine, Jean Giraudoux

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de deux de mes lecture effectuées pour mes études. Il s’agit des pièces d’Intermezzo et d’Ondine écrites par Jean Giraudoux que j’ai ici réunies en un volume dans l’édition GF Flammarion.

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Résumé : 

Créés en 1933 et 1939, Intermezzo et Ondine donnent à voir deux êtres défiant l’esprit rationnel pour mieux pénétrer les mystères de l’univers. Cependant, si Isabelle refuse de s’en tenir à la réalité ordinaire et cherche ce qu’il y a en elle de surnaturel, Ondine, elle, est prête à sacrifier ses pouvoirs magiques pour le plaisir de devenir une simple femme.
Avec ces deux pièces, les plus féeriques de son répertoire, Giraudoux l’enchanteur offre à son complice, le metteur en scène Louis Jouvet, des textes poétiques et pleins de fantaisie, situés aux confins du merveilleux et du fantastique, du tragique et du comique, du romantisme et du baroque. Deux œuvres hors du temps – du moins en apparence. Car la féerie n’est peut-être qu’un moyen détourné de faire écho aux angoisses de son époque.

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Mon avis :

Pour commencer il faut avouer que j’ai été agréablement surprise par la couverture. Je possède la version ”bleue” du livre et je trouve l’image très agréable à regarder. Je n’ai pas été habitué à tant dans mes lectures ”obligatoires”. C’est d’ailleurs en partie pour ça qu’il fut le premier bouquin que j’ai ouvert pour ce semestre.

La deuxième, et non moindre raison, est que j’avais joué des extraits de ces deux pièces  (couplées à d’autres) lors de mon cours de théâtre l’an dernier. J’avais par conséquent hâte de connaître l’intégralité de ces histoires.

J’avais moi même joué pour Intermezzo en incarnant l’une des petites filles dont Isabelle est la maîtresse d’école. Dans cette pièce on retrouve Isabelle qui croit au fait qu’un esprit hante le bourg du village où elle habite. Elle le rencontre tous les soirs, mais un jour un Inspecteur décide de s’en mêler et de chasser le Spectre du village. Quoique mystérieuse cette pièce est surtout amusante. Il y a de nombreux traits d’humour qui ne laissent pas de marbre.Le seul point qui pourrait être négatif quant à cette pièce ce sont que les références littéraires sont très nombreuses, et même avec les notes en bas de page, je ne pense pas avoir tout saisi . Giraudoux est un grand auteur, et j’ai envie de dire ça fait partie du jeu. Mais rassurez vous cela ne gêne pas à la compréhension générale de la pièce. La pièce est en trois actes et se lit rapidement. Les personnages ont des caractères assez tranchés et l’Inspecteur et Isabelle vivent dans deux mondes tellement différents que cela en devient comique

J’ai trouvé l’intrigue d’Ondine plus compliqué. C’est déjà l’impression que j’avais eu quand on l’avait joué mais ma lecture m’a conforté dans cette idée. On se retrouve face à une myriade de personnages, le passé et le présent sont confrontés. Tous ces éléments sont très intéressants mais sont scéniquement difficilement à imaginer. Après, ça se trouve c’est moi à qui il manque un imaginaire théâtral, parce que ce n’est pas la première pièce qui me pose problème à ce niveau là. Sinon, l’intrigue est très intéressante, et prenante. Ondine est une ondine devenue humaine qui tombe amoureuse de Hans, un chevalier. Les pairs de la jeune fille lui ont prévenu que l’homme la trompait. Persuadée du contraire, elle conclut un pacte terrible avec le roi des ondins. Comme vous vous y attendez on a envie de savoir ce qu’Hans fera, comment cela se finira. Et je vous garanti que vous ne serez pas déçus !

Citations :

” LE SPECTRE : Mais soudain l’homme arrive. Alors toutes elles le contemplent. Il a retrouvé des recettes pour rehausser à leurs yeux sa dignité sur la terre. Il se tient debout sur les pattes de derrière pour recevoir moins de pluie et accrocher des médailles sur sa poitrine. Elles frémissent devant lui d’une hypocrite admiration et d’une crainte que ne leur inspire même pas le tigre, dans l’ignorance où elles sont qu’à ce bipède seul, entre tous les carnivores, les dents s’effritent. Alors, c’en est fait. Toutes les parois de réalités dans lesquelles transparaissent pour elles, mille filigranes et mille blasons deviennent opaques, et c’est fini.” – Intermezzo

” J’accuse l’amour le plus vrai d’être ce qu’il y a de plus faux, l’amour le plus déchaîné d’être ce qu’il y a de plus vil.” Ondine

” Mais là encore nous sommes chez les humains. Que je sois malheureuse ne prouve pas que je ne sois pas heureuse. Tu n’y comprend rien : choisir dans cette terre couverte de beautés le seul point où l’on doive rencontrer la trahison, l’équivoque, le mensonge et s’y ruer de toutes ses forces, c’est justement là le bonheur pour les hommes. On est remarqué si on ne le fait pas. Plus on souffre, plus on est heureux. Je suis heureuse. Je suis la plus heureuse. ” Ondine

 

 

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