A la place du coeur – Arnaud Cathrine – Intégrale

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de A la place du cœur d’Arnaud Cathrine.

Cet article contient des TW au sujet du racisme et des attentats.

Couverture de A la place du coeur

Résumé :

Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu’une chose : à la fin de l’année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther, sujet de tous ses fantasmes, se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un “plus si affinités…” Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s’annonce et la perspective obsédante de la “première fois.”
Sauf que le lendemain, c’est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l’entrée du journal ” Charlie Hebdo ” et font onze victimes… A la place du cœur, c’est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l’horreur à l’œuvre, à tenter de ne pas confondre l’information en flux continu avec un thriller télé de plus.
Comment l’amour (qui, par définition, postule que “le monde peut bien s’écrouler”) cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu’on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?

Mon avis :

Quand l’intégrale de cette saga est sortie, je n’ai pu que l’acheter. Le premier tome raconte la vie de Caumes lors des attentats de janvier 2015. A ce moment, le garçon a dix-sept ans et vit sa dernière année de lycée. Arnaud Cathrine a su retranscrire cette ambiance spéciale lors des attentats. Ce moment étrange où la télé et les infos nous tenaient devant la télévision. J’ai vraiment revécu tout cet événement comme je l’avais fait il y a cinq ans. J’avais le même âge que les protagonistes quand tout cela est arrivé, et je me suis retrouvé dans leurs ressentis. On voit ensuite le racisme augmenter et devenir décomplexé notamment envers Hakim, le meilleur ami de Caumes. A partir de cette partie de l’histoire et jusqu’à la fin, je n’ai fait que pleurer tellement tout cela est décrit avec force et émotion. L’histoire est racontée à la première personne du singulier et les pensées de Caumes sont celles intenses d’un adolescent dont les repères sont en train de voler en éclat.

Caumes apprends alors à vivre avec cet évènement dans le deuxième tome. Il essaie de laisser tout cela derrière lui. La narration est alors chamboulée car ce n’est plus lui qui nous raconte les faits mais Niel son cousin, puis Esther. J’ai adoré le personnage de Niel qui n’était que cité dans le premier tome et qui devient de plus en plus présent dans la vie de Caumes dans les tomes deux et trois. Ce second tome est celui de la résilience et est tout aussi touchant que le premier. Surtout que l’on sait que malheureusement Charlie Hebdo n’est pas le seul événement auxquels les jeunes adultes vont devoir faire face. Connaissant cette chronologie, j’ai passé le roman à craindre le mois de novembre et lorsque celui-ci est arrivé, j’ai encore pleuré d’émotions tant la plume de l’auteur saisit l’horreur de cette nuit-là.

Le troisième tome permet de défaire et de refaire certains liens entre les personnages principaux. Il nous montre la difficulté de construire sa vie d’adulte, de prendre en compte ses sentiments et de faire vivre ses projets. Ce dernier livre m’a un peu moins touchée même si j’ai trouvé la fin magnifique. Cette dernière donne envie de ne jamais quitter les personnages et de continuer de vivre avec eux pour voir ce qu’ils deviendront.

Pour conclure, je vous conseille ces livres qui sont des condensés d’émotions. Les personnages sont attachants au possible et on se retrouve avec un terrible dilemme : avancer vite car on est embarqué dans l’histoire ou ralentir pour savourer et profiter de ce voyage littéraire ?

Citations :

On n’a pas assez zoné, on n’a pas assez bu, on n’en a pas vu assez, on n’en a pas dit assez, on n’a pas pris le temps de se taire. On ne s’est pas révolté, on n’est pas descendus dans la rue, on n’a fait bloc contre rien, on n’a pas hurlé à qui de droit que la vie nous terrifiait, on n’a même pas quitté notre chambre d’enfant, on ne connait pour ainsi dire rien au cul ni à l’amour, on ‘a jamais rien envisagé, on a regardé nos frères grandir, on a avancé dans la file, on nous a promis que ce serait bientôt notre tour, on avait tout juste commencé à se demander qui on était, alors tu vois bien : tu ne peux pas débarrasser le plancher comme ça.

Tu t’es jamais dit que c’était ça la vie : faire le plus proprement possible illusion ?

Tu voudrais trouver du sens à avoir vécu tout ça ? Je comprends…Mais la vérité c’est qu’il n’y en a pas.

Rating: 5 out of 5.

[J’ai écouté] Un appartement à Paris – Guillaume Musso

Salut à tous ! J’ai recommencé les lectures audios grâce à Audible, et je vous présente aujourd’hui le roman avec lequel j’ai repris : Un appartement à Paris de Guillaume Musso.

Un appartement à Paris

Résumé :

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Mon avis :

En reprenant les lectures audios, j’ai choisi un livre de Guillaume Musso car je savais que j’arriverai facilement à être plongée dans l’histoire et à être happée par les fins de chapitres qui finissent toujours de manière intense avec cet auteur. Ici, cela n’a pas manqué ! Je n’avais pas lu le résumé et au début je me demandais vers où le narrateur allait nous amener mais petit à petit l’intrigue prend des airs de roman policier et on essaie de deviner la suite et d’accompagner les protagonistes.

La seule chose que j’ai regretté c’est de ne pas avoir reconnu Madeline Miller plus tôt ! En effet, elle est déjà apparue dans L’appel de l’ange mais je ne m’en rappelais pas du tout ! Ce n’est qu’en regardant des avis sur le net que je m’en suis rendu compte.

L’intrigue tourne autour de l’enfant de Sean Lorenz et de sa mort, je n’en dirais pas trop pour ne pas vous spolier mais celui-ci obsédera beaucoup de monde tant dans l’univers du livre que dans votre vie.

De plus, le narrateur qui nous conte l’histoire, Arnaud Romain, a une voix envoûtante et à aucun moment nous sommes sortis de l’histoire.

Citations :

“Croyez – en mon expérience : la véritable caractéristique de l’enfer, ce n’est pas les souffrances qu’on vous y fait subir. La souffrance est banale, inhérente à l’existence. Depuis sa naissance, l’être humain souffre partout, tout le temps, pour tout et pour rien. La véritable caractéristique de l’enfer, outre l’intensité de vos souffrances, c’est surtout que vous ne pouvez pas y mettre fin. Parce que vous n’avez même plus le pouvoir de vous ôter la vie.”

“Avoir un enfant estompe toute la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L’absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d’une bonne moitié de l’humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d’un seul coup, tes étoiles s’alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard.”

“Pour échapper à la brutalité d’une époque gouvernée par la technologie, la bêtise et la rationalité économique, nous reste-t-il d’autres armes que l’art, la beauté et l’amour ?”

L’étrange voyage de Monsieur Daldry – Marc Levy

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de L’étrange voyage de Monsieur Daldry de Marc Levy.

ETrange voyage de monsieur daldry

Résumé :

Londres, 1950

Alice mène une existence tranquille, entre son travail, qui la passionne, et sa bande d’amis, tous artistes à leurs heures. Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée. Au cours d’une virée à la fête foraine de Brighton, une voyante lui prédit un mystérieux avenir. Alice n’a jamais cru à la voyance, mais elle n’arrive pas à chasser ces paroles de son esprit, et ses nuits se peuplent de cauchemars qui semblent aussi réels qu’incompréhensibles. Son voisin de palier, Monsieur Daldry, célibataire endurci, gentleman excentrique et drôle, aux motivations ambiguës, la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante et de retrouver les six personnes qui la mèneront vers son destin. De Londres à Istanbul, il décide de l’accompagner dans un étrange voyage…

Mon avis :

Ce roman est le premier livre de Marc Levy que j’ouvre. Il s’agissait alors pour moi d’une découverte de l’auteur et elle fut très agréable.

Les personnages du roman sont très attachants, et les liens entre eux se lient tout doucement, on a le temps de voir venir certaines relations ce qui est amusant. Avant le voyage d’Alice en quête de ses souvenirs, on découvre sa vie à Londres avec ses amis. Puis lorsqu’elle décide qu’elle voyagera jusqu’à Istanbul pour découvrir ses racines et pouvoir travailler des associations de parfums nouveaux, on ne peux qu’admirer son courage.

Ce voyage dans les rue de ce pays dont elle croit se souvenir est délicieux et on a envie d’y aller avec elle. Entre deux révélations, les personnages passent du bon temps, et sont conquis par les charmes de leurs visites, et nous le sommes avec eux !

Malheureusement, j’avais deviné le nœud de l’histoire très rapidement, car il repose sur des procédés assez classiques de scénario. Mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et de me laisser porter par l’intrigue.

Citations  :

” Ce n’est pas parce que quelqu’un vous a quitté qu’il cesse d’exister”

“Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t’attend depuis toujours.”

” Elle n’a jamais compris que je marquais chaque instant de ma vie de ces odeurs particulières, qu’elles étaient mon langage, ma façon d’appréhender le monde qui m’entourait. Et je traquais les odeurs des heures qui passaient, comme d’ autres s’émeuvent en voyant changer les couleurs du jour. “

Mille jours à Venise – Marlena de Blasi

Salut à tous aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un livre lu lors de la nuit passée avec le club des noctambules : Mille jours à Venise de Marlena de Blasi.

Mille jours a venise

Résumé :

Ceci n’est pas un conte, c’est une histoire vraie. L’enthousiaste et désarmante Marlena, bouleversée par sa rencontre avec un «bel étranger», liquide en quelques semaines tout ce qu’elle avait en Amérique – une jolie maison, un charmant restaurant, une brillante carrière de critique gastronomique – pour aller vivre avec lui à Venise. Les obstacles à surmonter sont nombreux : la langue qu’elle ne parle pas, l’appartement sinistre de son mari, la solitude, l’ennui. Mais Marlena est pleine de ressources. Elle nous entraîne dans le récit plein d’humour de ses découvertes et de ses mécomptes, puis de son bonheur à se sentir peu à peu acceptée. Jusqu’au jour où l’imprévisible Fernando lui réserve une étrange surprise…

Mon avis :

Ce roman a été la très bonne découverte de cette nuit si spéciale. Il m’avait été offert à mon anniversaire et ce serait mentir de dire qu’il me donnait très envie. Je me suis alors dis que l’intégrer dans ma PAL de ma nuit de lecture ne pouvait qu’être bénéfique. De plus, il n’était pas très long et je l’aurai fini rapidement.

Au début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Mais plus elle avançait, plus je trouvais ça incroyable. Il faut savoir que ce roman narre l’histoire réelle de l’autrice qui après un coup de foudre à Venise lâche tout de sa vie aux Etats-Unis pour s’installer avec ce bel inconnu et se marier. Au début, tout est beau mais vite l’ennui prend un peu le dessus puisqu’elle est dans un pays où elle ne connait personne et dont elle ne comprends pas totalement la langue. J’ai passé le roman à attendre une catastrophe, mais ce dernier est plutôt une ode aux décisions courageuses qui, même si elles sont effrayantes, changent une vie pour le meilleur. L’autrice est vraiment inspirante sur ce point.

De plus, ce livre m’a donné une forte envie de voyager ( pas pratique en temps de confinement…) et de voir les villes d’Italie que l’on croise. On a envie d’acheter un billet d’avion tout de suite et de dire “Ok je signe où pour partir ?”. A travers les descriptions, on sent que Marlena Da Blasi est attachée à ce pays et qu’elle lui trouve beaucoup de charme.

Pour conclure, je conseillerai ce livre à ceux qui souhaitent lire un roman d’amour inspirant et dépaysant.

Citations :

“Je suis une vagabonde en chapeau cloche de feutre bleu, qui est venue à Venise pour tisser ensemble ses rêves. ”

“C’est assez fréquent qu’on cherche simplement à se reposer et attendre. Chaque fois que je commençais à vraiment réfléchir à ce que je ressentais, rien ne semblait avoir d’importance. J’ai été paresseux. La vie passait et moi je piétinais un peu, sempre due passi indietro, toujours deux pas en retard.”

“Quand je pleure, c’est le plus souvent de joie, d’émerveillement et non de souffrance. Tout ce qui est beau – la plainte d’une trompette, la caresse d’une brise tiède, la clochette d’un agneau qui s’est égaré, la fumée d’une bougie qui va s’éteindre, l’aube, le crépuscule, la lumière d’un bon feu – me met au bord des larmes. Parce que la vie est enivrante. Et peut-être un petit peu aussi parce qu’elle s’écoule si vite.”

 

Mille petits riens – Jodi Picoult

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un coup de coeur de mon mois de février : Mille petits riens de Jodi Picoult.

Mille petits rien

Résumé :

Ruth Jefferson est sage-femme depuis plus de vingt ans. C’est une employée modèle. Une collègue accommodante. C’est aussi la seule afro-américaine de son service. Le jour où un couple de suprémacistes blancs demande à ce qu’on lui interdise tout contact avec leur bébé, Ruth est choquée de voir sa hiérarchie accéder à leur requête. Quand le nourrisson décède quelques jours plus tard, c’est elle qui est pointée du doigt. Accusée de meurtre, Ruth va devoir répondre de ses actes devant la justice. Mais sa couleur de peau ne la condamne-t-elle pas d’avance ?

Mon avis :

Comme tout le monde avait adoré ce roman, et que j’aime laisser passer les vagues d’engouement avant de me plonger dans une lecture, j’ai laissé passer un bon moment avant de me plonger dans ce roman.  Comme ce dernier faisait partie de la liste des lives dans le Big Challenge Livraddict 2020 je me suis dit que c’était l’occasion !

Ce roman m’a mis une grande claque. L’alternance des points de vue des différents protagonistes est si bien menée. On a d’un côté Ruth victime de discrimination dans son travail, de l’autre Turk, suprémaciste blanc dont la haine est immense et au milieu de tout ça on a Kennedy l’avocate de Ruth. Jodi Picoult décrit les sentiments de chacun de ces personnages de sorte que nous ne pouvons pas rester indifférents. Les chapitres de Turk me hérissaient de dégoût pour les personnages pensant comme lui et les chapitre de Kennedy ont été très instructifs quant au travail de décentration et de déconstruction de son propre positionnement face au racisme, travail que l’on devrait tous faire.

Ce roman est un immense coup de coeur comme je n’en ai eu que très rarement. Il permet de se remettre en question en confrontant les points de vue et l’on sent tout le travail de l’autrice afin d’écrire le roman le plus juste possible.

Citations :

”Je voulais qu’elle voit de ses propres yeux que l’amour ne dépend pas de ce qu’on regarde, mais entièrement de la personne qui regarde.”

“- Vous croyez qu’un jour le racisme n’existera plus ?
– Non, parce que les Blancs seraient obligés d’accepter le principe d’égalité. Qui déciderait de son plein gré de démanteler un système spécialement conçu pour lui ?”

“A bien des égards, s’occuper d’un adolescent n’est guère différent que de s’occuper d’un nourrisson. Il faut apprendre à décrypter leurs réactions parce qu’ils sont incapables de dire exactement ce qui ne va pas.”

 

 

Les feller – Susanna Fogel

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du roman Les Feller de Susanna Fogel.

Les feller

Résumé :

Vous pensez que votre famille est cinglée ? Bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul(e).

Une mère juive envahissante ;
Un père narcissique qui adore faire sentir sa supériorité intellectuelle à son prochain ;
Une sœur délurée au langage SMS ;
Une grand-mère hilarante et jamais à courts de ragots
Une belle-mère chinoise qui ne se prive pas pour donner des conseils pour attirer les hommes…
Les Fellers forment une famille attachante, braillarde, déjantée et absolument imparfaite. Par le biais de lettres joyeuses, intrusives et toujours drôles, ils ne vont cesser de s’immiscer dans la vie de Julie, jeune femme des temps modernes et aspirante écrivain, exact pendant de Lena Dunham dans Girls.

Mon avis :

Avant tout chose je souhaite remercier les éditions Harper Collins ainsi que Netgalley pour l’envoi de cet e-book.

Avec Les feller Susanne Fogel nous livre un roman épistolaire amusant. J’avoue avoir mis du temps à ouvrir ce roman car j’ai été apeurée des notes de certains lecteurs sur Livraddict. En me plongeant dans le livre, j’ai été pourtant agréablement surprise. Nous découvrons de nombreuses lettres adressées à Julie par sa famille mais aussi par des objets tels que son stérilet ou encore son hamster. Ces lettres nous permettent de plonger dans la vie de Julie sans jamais que celle-ci n’intervienne dans les conversations épistolaires.

Ce livre est bourré de cliché, tel que la soeur qui écrit tout le temps en un langage SMS parfois fatiguant. Mais ce sont ces clichés qui font le charme et même souvent l’humour du roman. Alors je ne dirais pas que je me suis esclaffée de rire durant toute ma lecture, mais j’ai quand même souris à de nombreuses blagues.
De plus, ce roman se lit très vite, en une matinée il était dévoré.

Pour conclure, je vous conseillerais ce roman si vous souhaitez lire quelque chose qui vous fera sourire et vous mettra d’humeur enjouée.

 

Le jour des morts – Kent Harrington

Salut à tous !

Aujourd’hui je vous retrouve au fond de Tijuana pour vous parler du Jour des morts de Kent Harrington

Le jour des morts

Résumé :

A Tijuana, il y a deux sortes d’hommes : ceux qui vivent de la faim et du désespoir des autres, et les autres. Vincent Calhoun fait partie des premiers. Avec son associé Castro, un judiciale véreux, Calhoun est un coyote, un de ceux qui font franchir clandestinement la frontière vers les Etats-Unis à des escrocs ou des réfugiés fortunés peu soucieux des formalités de l’immigration. Un trafic juteux, qui l’aide à assouvir sa passion du jeu, des courses en particulier

Mon avis :

Dans un premier temps je souhaite remercier les éditions Amazon Publishing France pour m’avoir permis de lire ce roman de Kent Harrington.

Le Jour des morts est un thriller / policier, genre que je ne connais que très peu. D’habitude lorsque je me penche sur un thriller du genre je suis embarquée et ne peux lâcher le livre avant de l’avoir fini. J’attendais vraiment que cette magie opère avec celui-ci mais…cela n’a pas été le cas. J’ai eu beaucoup de mal a entrer dans l’histoire de Vincent Calhoun, américain habitant à Tijuana et policier corrompu. J’avouerai que la mise en page du roman n’a pas du tout aidé, je ne sais pas pourquoi mais je me suis retrouvé avec des en tête en pleins milieu de pages, des notes de bas de pages n’importe où dans le texte etc..Ce qui avait tendance à me sortir de ma lecture.

De plus, Vincent étant atteint d’une forte fièvre le livre en est quelques fois un peu psychédélique, cela est intéressant car on voit plutôt bien ce que ressent le personnage principal mais cela a rendu l’histoire encore plus difficile à suivre.

 

Hex – Thomas Olde Heuvelt

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’une lecture horrifique glaçante ouverte pour le PAC 2019 : Hex de Thomas Olde Heuvelt

Hex

Résumé :

Quiconque né en ce lieu est condamné à y rester jusqu’à la mort. Quiconque y vient n’en repart jamais. Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s’y sont tellement habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra. Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu’on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar…

Mon avis :

Ce livre faisait partie de mon menu Automne Frissonnant et il y était très bien placé ! En effet, on se retrouve coincé dans le village de Black Spring comme les habitants au côté d’une sorcière aux yeux et lèvres cousus. Dans ce roman, j’ai beaucoup aimé la manière dont la tension monte. En effet, au début même si la sorcière nous semble étrange on se dit qu’après tout si on ne l’embête pas trop, on peut s’y accommoder un peu. Puis petit à petit, de part les différentes pensées que celle-ci évoque aux habitants on s’en méfie voire on la craint totalement.

On trouve entre ces pages foison de personnages qui ont le droit de voir leur point de vue exposé. Mais cela n’est pas un problème, au contraire l’histoire en est fortement enrichie car chacun a un avis différent sur la sorcière de Black Spring ! On aime en détester certains et essayer d’en comprendre d’autres.

Dans la dernière partie du livre, on bascule dans l’horreur pure et dure et on appréhende presque chaque page que l’on doit tourner, c’est pourquoi je conseille cette lecture si vous avez envie d’une bonne lecture d’Halloween pour vous faire frisonner.

Citations :

”Si tu sacrifies quelque chose qui n’a pas d’importance à tes yeux, ça ne sert à rien”

”Si vous tombez sur un rond de sorcières, faites bien attention de passer à côté les yeux clos.”

”On n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre.”

Le bonheur au pied du sapin -Holly Jacobs

Salut à tous, aujourd’hui je vous retrouve avec ma seconde lecture du Cold Winter Challenge 2018 Le bonheur au pied du sapin de Holly Jacobs

le bonheur au pied du sapin

Résumé :

Prénom : Maeve. Profession : ange gardien.

« Je ne peux pas sauver le monde, mais je peux essayer. » Telle est la devise de Maeve. Alors forcément, lorsqu’une terrible tempête de neige amène à Valley Ridge une famille en détresse, elle n’hésite pas à lui offrir l’hospitalité. Déjà, elle n’a plus qu’une idée en tête : aider les Myers à se loger dans une jolie maison, remplie d’amour… avant Noël ! Hélas, si tout le monde dans la petite ville lui propose de l’aide, Maeve se heurte vite à Aaron Holder. Aaron, son nouveau voisin qui, non content de compromettre ses plans, ne semble absolument pas prêt à se laisser gagner par l’esprit de Noël…

Mon avis :

Cette lecture entrait dans la catégorie ”La magie de noël” et pour nous vendre de la magie, il nous en vend. Une magie pourtant bien ordinaire appelé générosité mais une magie qui nous entraîne et nous fait tourner les pages sans nous en rendre compte.

Les personnages féminins de ce roman sont attachants à souhait. Elles sont plein de générosité, de gentillesse, et cela donne envie de trouver des voisines aussi sympathiques que ces deux personnages. Les personnages masculins sont eux un peu plus agaçants, mais on finit tout de même par s’attacher à eux.

J’avais pris ce roman dans l’espoir de lire une histoire romantique à souhait, mais ce n’est pas l’amour naissant entre Aaron et Maeve qui m’a le plus intéressée. L’histoire de solidarité dans le village de Valley Ridge est beaucoup plus prenante. J’ai d’ailleurs appris que ce roman était une suite, que trois autres histoires avait été publiées sur Valley Ridge et ses habitants, mais rien qui ne perturbe la compréhension du roman puisque des remises en contexte sont effectuées lorsque nous en avons besoin.

Lors de la lecture de ce roman, j’ai validé les catégories ”Couverture de Noël”, ”Romance de Noël”, ”Couverture avec de la neige”, ”Boire un thé de Noël”, ”Partir en promenade”, ”Jouer à un jeu de société”, ce qui me fais 6 points de plus, soit 9 points.

Pour conclure, je vous conseille ce roman si vous voulez lire une belle histoire de solidarité, couplé à une mignonne histoire d’amour.

 

Citations :

”Quelle femme singulière ! Attachée à ses bouquins comme s’il s’agissait d’êtres vivants. Jamais il n’aurait cru cela possible.”

”J’ai appris que la notion d’un chez-soi dépend moins du lieu que des gens qui t’entourent”

N’essuie jamais de larmes sans gants -Jonas Gardell

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de N’essuie jamais de larmes sans  de Jonas Gardell.

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Résumé :

1982. 
Rasmus vient d’avoir son bac et quitte la Suède profonde pour la capitale. À Stockholm, il va pouvoir être enfin lui-même. Loin de ceux qui le traitent de sale pédé. Benjamin est Témoin de Jéhovah et vit dans le prosélytisme et les préceptes religieux inculqués par ses parents. Sa conviction vacille le jour où il frappe à la porte d’un homme qui l’accueille chaleureusement, et lui lance : « Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ? » 
Rasmus et Benjamin vont s’aimer. Autour d’eux, une bande de jeunes gens, pleins de vie, qui se sont choisis comme vraie famille. Ils sont libres, insouciants. Quand arrive le sida. Certains n’ont plus que quelques mois, d’autres quelques années à vivre. Face à une épidémie mortelle inconnue, toutes les politiques sociales ou sanitaires du « modèle suédois » échouent. Les malades séropositifs sont condamnés à l’isolement et à l’exclusion. 
Un témoignage unique sur les années sida, un roman bouleversant.

Mon avis :

Je vous présente ici mon coup de coeur de l’été 2018. N’essuie jamais de larmes sans gants a été un vrai coup de poing.

Commençons par parler de l’écriture de Jonas Gardell. Celle-ci est d’une justesse incroyable. Tous les mots résonnent fortement, et amènent  en même temps une force poétique énorme. Les personnages sont très nombreux et sont tous très attachants. Même ceux que l’on aperçoit que brièvement nous font chavirer. J’ai passé l’été amoureux.se de Benjamin et Rasmus. J’ai pu rire et pleurer à leurs côtés.

Les années Sida sont racontés avec une grande émotions. L’auteur nous enlève les personnages après nous avoir conté leur histoire, nous avoir fait les aimer au plus au point. Rasmus, Benjamin, Paul, Reine et les autres m’ont suivis tout l’été et, alors que les feuilles des arbres sont tombées, j’ai toujours un petit serrement au coeur quand je pense à eux. Ils sont de ces personnages qui m’ont eu l’air réels.

La seule critique que je pourrais faire à ce roman c’est qu’il est un peu long à démarrer. L’enfance de Rasmus ne m’a qu’à moitié convaincue, et j’ai bien plus préféré le moment où il arrive à Stockholm.

Citations :

”L’amour humain peut prendre de nombreuses expressions. Il peut être violent et passionnel. Il peut être tranquille et modeste. Il peut être jubilatoire et tragique. Il peut être angoisse et souffrance. Il peut être pathétique et même un peu ridicule. Mais il y a une chose qu’il ne peut jamais être : Il ne peut jamais être honteux.”

”Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu’un qui m’aime.”

”La liberté n’est pas quelque chose qu’on vous donne. La liberté se prend.”