Au bonheur des dames – Emile Zola

Salut à tou.te.s ! Aujourd’hui j’aborde Au bonheur des dames le onzième tome des Rougons Macquart d’Emile Zola.

Au bonheur des dames

Résumé :

Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu’une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. 

Mon avis :

Ce roman commence alors que Denise et ses deux petits frères débarquent sur Paris. Elle est perdue et sait qu’elle doit aller sonner chez son oncle. Tout comme elle, nous découvrons alors ce qu’est devenu le magasin de Mme Hénon entre Pot-Bouille et ce tome ci : un grand magasin faisant de l’ombre aux petits commerçants.

Avec le Bonheur des Dames, Octave Mouret lance la mode des collections par saisons et des achats compulsifs alors que le même habit est déjà décliné de nombreuses fois dans la garde-robe de ces dames. Ceci m’a frappé car je me suis rendu compte alors que j’assistais au début du consumérisme et de la fast fashion. Le désir des acheteurs et acheteuses d’acquérir de nouveaux biens face à Mouret qui se délecte de tout ceci et cherche toujours plus de stratégies marketing pour gagner de l’argent est décrit à merveille.

A côté de cela, on assiste à la vie des employés de ce grand magasin. Et là encore les conditions décrites sont criantes de détails et m’ont parfois rappelé des situations vécues en grande distribution.

L’écrasement des petits commerces par ce géant est là aussi porteuse de réflexion. EN effet, au travers de Denise on assiste à la déchéance de nombreux commerçants qui lui sont chers. L’impression d’inéluctable et de fatalité est saisissante. J’ai personnellement eu des sentiments mitigés envers Mouret. Je n’aimais pas tellement le personnage du roman précédent, et il ne fais rien pour s’améliorer mais en même temps on se dit qu’il fournit un travail à Denise et à de nombreux autres…

Pour conclure, je dirai que ce roman est l’un de mes préféré de la saga ( oui j’ai l’impression de dire cela à chaque fois que je découvre de nouveaux Zola mais je n’y peux si ses romans sont de plus en plus qualitatifs selon moi !)

Citations :

“Quand la morte saison d’été fut venue, un vent de panique souffla au Bonheur des Dames. C’était le coup de terreur des congés, les renvois en masse dont la direction balayait le magasin, vide de clientes pendant les chaleurs de juillet et d’août.”

“Mais, voyons, toi qui es de la partie, dis-moi s’il est raisonnable qu’un simple magasin de nouveautés se mette à vendre de n’importe quoi. Autrefois, quand le commerce était honnête, les nouveautés comprenaient les tissus, pas davantage. Aujourd’hui, elles n’ont plus que l’idée de monter sur le dos des voisins et de tout manger… Voilà ce dont le quartier se plaint, car les petites boutiques commencent à y souffrir terriblement.”

 

Nouvelles integrales – Edgar Allan Poe

Coucou tout le monde ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du premier tome de Nouvelles intégrales d’Edgar Allan Poe.

Edgard Allan Poe

Résumé :

Ce premier tome des Nouvelles intégrales d’Edgar Allan Poe regroupe les textes courts qu’il écrivit entre ses 20 et 30 ans. Pour le jeune homme qui rêvait d’être poète, tout juste renvoyé de West Point, ces récits ne sont au départ qu’une occupation temporaire et un gagne-pain. Pourtant, sa première nouvelle publiée, Metzengerstein, est déjà emblématique. Luttant pour survivre et être publié, faisant ses débuts de critique et de journaliste, il commet déjà plusieurs chefs-d’oeuvre passés à la postérité, oscillant entre horreur et merveilleux, gothique et romantisme : le Manuscrit trouvé dans une bouteille, Bérénice, Le Diable dans le beffroi, L’Histoire à nulle autre pareille d’un certain Hans Pfall, et bien sûr William Wilson ou la très célèbre Chute de la maison Usher.

Mon avis :

Dans un premier temps je souhaite remercier les éditions Phebus pour l’envoi de cet e-book !

Ah Edgar Allan Poe ! Avant d’ouvrir ce livre il était pour moi un auteur que je ne connaissais pas mais dont j’avais le sentiment qu’il FALLAIT que je lise. Il manquait un peu à ma culture, puis ce livre est arrivé sur Netgalley et illustré en plus !

Ça a été un réel plaisir de découvrir enfin les nouvelles de cet auteur. Certaines m’ont parue mystérieuses mais dans l’ensemble, j’ai beaucoup accroché à l’univers fantastique de l’auteur. Parfois, la nouvelle est purement fantastique et parfois on se demande simplement si on n’a pas un peu de fièvre et si on n’est pas victime d’hallucinations…
De plus, les illustrations sont très jolies et cela donne beaucoup envie de se le procurer en version physique et pas seulement numérique car je ne doute pas que l’objet-livre est magnifique !

Le seul bémol que j’ai eu est que les histoires de Poe étant truffées de références, le livre est lui aussi pleins de notes et références, choses que j’admire et adore. Mais celles-ci étant placé en fin de livre, cela m’a paru parfois pas très pratique d’aller au fond pour comprendre une référence…tellement que j’ai fini par laisser tomber et je suis sûre d’avoir compris parfois certaines nouvelles qu’à moitié à cause de cela..

 

Le comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’une lecture que je devais faire depuis un bon bout de temps maintenant. Il s’agit du Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas.

 

Monte

Mon avis :

Pour une fois, je vous épargnerai le résumé de l’éditeur qui en dévoile un peu trop à mon goût. Même si on connait tous ou presque l’histoire d’Edmond Dantès, il peut être bien de ne pas tenter de tout se rappeler afin de se laisser porter par les surprises de la lecture.

Dans ce roman, on retrouve de nombreux personnages. Mais ces personnages sont tous liés à un chose : le destin d’Edmond Dantès. Destin à la fois tragique et magnifique. En effet, ce dernier est victime d’une machination montée par ses amis, mais il n’aura ensuite de cesse de vouloir se venger.

Ce premier tome qui pose bien plus que les premiers jalons de l’histoire est totalement fascinant. L’intrigue est claire et on ne peux que compatir au sort de notre personnage principal.

Le seul bémol à ce roman est sa fin, ou plutot les trois derniers chapitres que j’ai personnellement trouvé longs et même s’ils semblent emplis de mystères , sans grand intérêt pour le lecteur. Seule la toute fin donne envie d’aller se plonger dans la lecture du tome 2, lecture que je diffère personnellement à le fin du PAC.

Pour conclure, je vous conseille ce livre si vous voulez vivre des aventures tout en vous attachant fortement au héros.

Citations :

”L’incertitude c’est encore l’espérance”

”A tout maux il y a deux remède : le temps et le silence”

”On n’est jamais quitte envers ceux qui nous ont obligés, dit Dantès, car lorsqu’on ne leur doit plus l’argent, on leur doit la reconnaissance”

 

Cantique de Noël – Charles Dickens

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous parle de ma première lecture du Cold Winter Challenge, Cantique de Noël de Charles Dickens.

Scooge

Résumé :

Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Mon avis :

Voilà un certain temps que livre traînait dans ma PAL. Quoi de mieux que le Cold Winter Challenge 2018 pour enfin me le faire ouvrir ! Ce dernier entrait dans la catégorie ”Flocons Magiques” et j’ai trouvé cette lecture vraiment parfaite pour me lancer dans le challenge !

Ce classique de noël nous plonge dans l’ambiance de cette période avec des gens heureux à l’idée des fêtes et du bonheur qu’elles apportent. Le seul que cela ennuie c’est Mr Scrooge, si avare qu’il ne veut rien dépenser pour Noël. Mais il recevra la visite de trois fantômes qui lui montreront de nombreuses images.

Avec ces fantômes nous voyons comment un Homme peut changer entre son enfance et sa vie adulte. Les images nous crèvent le coeur les unes après les autres, et on en vient à plaindre Scrooge alors qu’on début on aurait eu tendance à le détester.

Le livre est court et se lit très rapidement, on sort de là avec l’envie d’être doux, cordial et d’adorer les fêtes.

Dans les catégories bonus j’ai pu valider ”Un classique de Noel” , ”Boire un thé de Noel” et ”Partir en promenade” ( au marché de Noel !) : Ce qui me fait 3 points.

Pour conclure, je vous conseille ce roman si vous voulez vous glisser doucement dans l’ambiance des fêtes !

Citations :

”Si je pouvais en faire à ma tête, continua Scrooge d’un ton indigné, tout imbécile qui court les rues avec un joyeux Noël sur les lèvres serait mis à bouillir dans la marmite avec son propre pudding et enterré avec une branche de houx au travers du coeur. C’est comme ça”

”Voulez-vous donc décider quels hommes doivent vivre, quels hommes doivent mourir ? Il se peut qu’aux yeux de Dieux vous soyez moins digne de vivre que des millions de créatures semblables à l’enfant de ce pauvre homme.”

”Par une heureuse, juste et noble compensation des choses d’ici-bas, si la maladie et le chagrin sont contagieux, il n’y a rien qui le soit plus irrésistiblement aussi que le rire et la bonne humeur”

La faute de l’abbé Mouret – Emile Zola

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de La faute de l’abbé Mouret d’Emile Zola .

 

La faute de l abbee Mouret

Résumé :

Serge Mouret est le prêtre d’un pauvre village, quelque part sur les plateaux désolés et brûlés du Midi de la France.
Barricadé dan sa petite église, muré dans les certitudes émerveillées de sa foi, assujetti avec ravissement au rituel de sa fonction et aux horaires maniaques que lui impose sa vieille servante, il vit plus en ermite qu’en prêtre. A la suite d’une maladie, suivie d’une amnésie, il découvre dans un grand parc, le Paradou, à la fois l’amour de la femme et la luxuriance du monde. Une seconde naissance, que suivra un nouvel exil loin du jardin d’Eden.
Avec cette réécriture naturaliste de la Genèse, avec ce dialogue de l’ombre et du soleil, des forces de vie et des forces de mort, du végétal et du minéral, Zola écrit certainement l’un des livres les plus riches, stylistiquement et symboliquement, de sa série des Rougon-Macquart.

Mon avis :

Nous nous sommes lancé dans ce cinquième tome avec la Team Zola en janvier. Certaines de nous ont adoré, d’autres détestée, c’est le premier de roman de Zola qui a fait naître une discussion partageant tant de point de vue différents. Mais alors, qu’en ai-je pensé ?

Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié ce roman mais il est vrai qu’il comporte de nombreuses longueurs dont je me serais bien passé. La première partie nous pose un cadre plaisant. Nous nous trouvons dans les Artaud, village comme on peut en voir dans de nombreuses oeuvres littéraires. Les personnages sont tous attachants à leur manière, même les plus détestables comme le frère Archangias. Zola nous livre de beaux caractères. De plus, j’ai trouvé les descriptions de l’esprit exalté de Serge par la Vierge Marie très belles, elles m’ont réellement transportées.

Mais la deuxième partie a pour moi été super longue, je n’en voyais pas la fin, et finissait même par me trouver saturée de toutes ces descriptions. Je trouvais que cela n’avançait pas, et même si j’adorais Albine, j’ai bien été tenté de sauter quelques pages….

Pourtant, j’ai tout de meme aimé la fin du livre, comme toute fin de Zola.

Pour conclure, je dirai que ce roman n’a pas été un coup de cœur, mais il fallait bien que cela arrive. J’avoue craindre un peu aussi le suivant, Son excellence Eugène Rougon, que certaines filles ont déjà lu mais dans lequel je ne pourrai me lancer qu’une fois ma licence finie…

Citations :

”Ô Marie, Vase d’élection, châtrez en moi l’humanité, faites moi eunuque parmi les hommes, afin de me livrer sans peur le trésor de votre virginité!”

”Était-ce une damnation d’aimer Albine ? Non, si cet amour allait au-delà de la chair, s’il ajoutait une espérance au désir de l’autre vie.”

La conquête de Plassans – Emile Zola

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve avec une lecture faite avec le groupe de la LC de Zola sur Instagram : La Conquête de Plassans d’Emile Zola

La conquete de plassans

Résumé :

” Dormez sur vos deux oreilles, disait Flaubert à Zola inquiet, c’est une œuvre, votre bouquin, fort, très fort, râblé, bien portant. ” Il s’agissait de ce quatrième volet des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. C’est la conquête d’une ville légitimiste, en réalité Aix, la ville natale de Zola, par un prêtre bonapartiste qui subjugue les femmes, la belle société, la jeunesse et le clergé. Au milieu des intrigues mesquines ou cocasses des ” honnêtes gens “, ce prêtre ambitieux et sans scrupule, véritable Satan, va conduire les héros, dans un déchaînement de violence, à la folie et à la mort.

Mon avis :

Voilà, il était enfin temps pour moi d’ouvrir le quatrième tome des Rougons Macquart et ma première réaction fut ”Quel bonheur de revenir à Plassans !”J’avais adoré cette ville de province dans le premier tome et, même si j’avais beaucoup aimé Paris, je me demandais ce que pouvaient bien devenir les personnages qu’on avait laissé là bas. Nous nous retrouvons donc avec Marthe et François Mouret, un couple mélangeant la branche des Rougons et des Macquart et nous pénétrons dans leur ménage au moment où un abbé et sa mère vont emménager chez eux.  Nous comprenons bien vite que ce religieux, du nom de Faujas, changera les habitudes du ménage…

Dans un premier temps, j’ai eu du mal à entrer réellement dans l’histoire. Il fallait se réhabituer à Plassans et je ne retrouvait pas tant la verve descriptive de Zola. Mais petit à petit j’ai appris à m’attacher aux Mouret, à être intriguée par Faujas et je voulais vraiment savoir comment ces manigances finiraient.

Ce que j’ai le plus aimé est cette façon dont Zola réussi à installer une ambiance un peu oppressante. Nous voyons l’étau de la fatalité enserrer les personnages sans pouvoir y remédier. De nombreuses fois, comme devant un film, j’aurai souhaité leur dire de ne pas se faire avoir, d’ouvrir les yeux…

Mais ce qui retiendra totalement mon attention est la manière dont l’auteur clos son roman. Mon petit coeur n’était vraiment pas prêt à une telle fin. Pour tout vous dire je n’ai pas réussi à lâcher mon livre tant que je n’étais pas arrivée au point final…

Pour conclure, je ne peux que vous conseiller ce livre. Si vous voulez revenir à Plassans ou alors si vous voulez assister à cette fin flamboyante.

Citations :

”Avant de déshabiller les autres, on ferait bien de laver son propre linge sale.”

” Plaisez aux femmes si vous voulez que Plassans soit à vous”

La case de l’oncle Tom – Elizabeth Harriet Beecher-Stowe

Salut à tous ! Aujourd’hui je reviens vers vous avec un livre traitant de l’esclavagisme nègre aux Etats-Unis, La Case de l’oncle Tom de Elizabeth Harriet Beecher-Stowe

La case de l'oncle tom

Résumé :

Dans l’Etat du Kentucky, au XIXème siècle. Mr Shelby est un riche propriétaire terrien. Chez lui, les esclaves sont traités avec bonté. Cependant, à la suite de mauvaises affaires, il se voit obligé de vendre le meilleur et le plus fidèle d’entre eux, le vieux Tom. Tom, qui s’est résigné à quitter sa famille, rencontre la jeune et sensible Evangeline Saint-Clare, qui incite son père à l’acheter. Un intermède heureux dans sa vie, mais qui sera de courte durée car il va être vendu une nouvelle fois…

Mon avis :

Ce livre est le plus vieux de ma PAL, je l’ai donc sorti pour le ”Bingo du printemps”. J’avais déjà tenté de le lire quand j’avais onze ans…autant dire que je n’avais pas compris grand chose au contexte historique et n’avais par conséquent pas accroché. Neuf ans après me revoilà donc avec ce livre entre les mains. Cette fois-ci il m’a paru beaucoup plus facile à lire.

J’ai passé un moment sympathique avec ce roman mais il ne m’a pas non plus laissé une très grande impression. Nous suivons deux types d’esclaves : ceux qui préfèrent s’enfuir comme Elisa et ceux qui font confiance à leur maître comme Tom. Aucun des personnages n’a vraiment fait battre mon coeur à part peut être Miss St Clare qui malgré son jeune âge fait preuve d’une grandeur de coeur immense.

Le style de l’auteur est quant à lui très fluide, facile à suivre. Je n’aurais pas été contre un peu plus de poésie.

Pour conclure, je dirai que ce livre se lit facilement. Je le trouve important historiquement parlant mais ce n’est pas une pépite littéraire malheureusement.

Citation :

” Dite vous bien Monsieur Georges qu’il y a une foule de choses heureuses que DIeu peut nous donner deux fois mais il ne nous donne qu’une mère”.

Le ventre de Paris- Emile Zola

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du troisième tome des Rougons-Macquart : Le Ventre de Paris.

Le ventre de paris

Résumé :

C’est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon Macquart.
Après ” la course aux millions ” décrite dans la Curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, sa foule fiévreuse, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées. Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne après 7 ans d’épreuves.
Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au ” ventre boutiquier, au ventre de l’honnête moyenne,… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier “, il n’a guère contenté les affamés.

Mon avis :

Ah Zola ! Ce cher Zola ! J’ai toujours un grand plaisir à l’idée de retrouver sa plume, de découvrir es aventures de ROugons-Macquart. Cette fois-ci avec les filles de la Lecture commune nous avons ouvert Le Ventre de Paris. 

Très vite, l’auteur nous plonge dans la vie des Halles de Paris en compagnie de FLorent. Ce lieu est la première chose que j’ai aimé dans ce roman. Zola nous en fait une telle description que nous ne pouvons qu’être subjugués. J’ai eu envie, au grès de notre voyage dans la Halles, de manger des légumes,de la viande; d’acheter des fleurs…

Nous suivons donc les aventures de Florent, frère de Quenu qui est lui même le mari de Lisa Macquart. Au début, cela m’a surpris qu’on ne soit pas directement en contact avec la Macquart mais cela n’est au final pas si grave puisque Lisa sera tout de même très présente.

Zola tisse autour de son personnage une toile qui se resserre petit à petit. Nous voyons de manière spectaculaire la portée des cancans des bonnes femmes des Halles. Plus on approche de la fin, plus nous comprenons que Florent ne peut pas s’en sortit indemne…

Pour conclure, je peux dire que ce roman de Zola est très fort et prenant. Les rumeurs des Halles nous serrent le coeur, et nous ne pouvons que nous prendre au jeu. Je dirai que ce troisième tome est à mes yeux mieux que La Curée puisqu’il y a beaucoup moins de passages qui étaient flous de part le contexte historique ou économique. La politique est bien évidemment présente mais je n’ai personnellement pas trouvé qu’elle entachait le récit. La fortune des Rougons reste tout de même mon tome favori pour l’instant ( la relation de Miette et Silvère y est pour beaucoup…)

Citations :

” Alors stupide, il s’arrêta , il s’abandonna aux poussées des uns, aux injures des autres; il ne fut plus qu’une chose battue, roulée au fond de la mer montante.”

” Les idées de Lisa étaient que tout les monde doit travailler pour manger, que chacun est chargé de son propre bonheur qu’on fait le mal en encourageant la paresse; enfin que s’il y a des malheureux, c’est tant pis pour les fainéants.”

 

 

 

 

La Curée de Emile Zola

Salut à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour vous donner mon avis sur le second livre des Rougons Macquart de Zola : La Curée

Zola LA curée

Résumé :

La Curée est un roman d’Émile Zola paru en 1871. Deuxième volume de la série Les Rougon-Macquart, il a pour thème la vie débauchée de Paris au Second Empire, que Zola résume en ce groupe binaire « l’or et la chair ».

Mon avis :

Dans ce roman, nous retrouvons Aristide Rougon qui est le fils de Pierre Rougon. Celui ci  à va à Paris et finira par se nommer Aristide Saccard. Après quelques concours de circonstances, il épousera Renée et fera monter de Plassans son fils Maxime.

J’ai moins apprécié ce roman par rapport au précédent. On se retrouve dans un Paris spéculateur,en plein Empire. Les spéculations d’Aristide ne m’ont pas vraiment touché et m’ont même plutôt laissé de glace. Ce qui m’a retenu dans ce roman est la relation qui se noue entre Renée et Maxime. Au début de ma lecture, je ne pensais pas pouvoir être touché par cette femme qui est à mille lieux du genre de personnage que j’aime.Mais petit à petit je me suis pris d’affection pour celle-ci et pour ses égarements et ses douleurs. J’ai, par ailleurs, trouvé que le fin que Zola lui réservait était bien trop brutale mais qu’elle résumait tout de même bien ce personnage oublié de son mari et de son amant.

Le caractère indolent de Maxime m’a aussi plu, même s’il y a des fois où il ne méritait que des claques. Il est à mes yeux le dandy que j’imagine. Il est un peu efféminé, aime les femmes et les fêtes. Mais le problème de cet homme est qu’il se laisse beaucoup trop porter par la vie, par Renée et enfin par son père.

D’ailleurs, parlons en de son père ! Aristide est un homme intéressé par une seul chose : l’argent. Il n’hésite pas à monter de nombreux coups de spéculation pour en gagner toujours plus. Comme je l’ai dit un peu plus haut, je n’ai pas réellement apprécié ce personnage car ses affaires m’ot un peu perdu. Mais malgré cela, le style de Zola rend le tout fluide et agréable en lire, j’en oubliais presque que je ne comprenais pas les tenants et aboutissants de ces affaires.

Citations :

”Etre pauvre à Paris, c’est être pauvre deux fois.”

”Il accepta Renée parce qu’elle s’imposa à lui, et il glissa jusqu’à sa couche, sans le vouloir, sans le prévoir. Quand il y eut roulé, il y resta, parce qu’il y faisait chaud et qu’il s’oubliait au fond de tous les trous où il tombait. Dans les commencements, il goûta même des satisfactions d’amour-propre. C’était la première femme mariée qu’il possédait. Il ne songeait pas que le mari était son père.”

 

Et vous ? Avez vous lu ce roman ? Je vous montre un petit quizz Babelio qui m’a bien amusé sur ce roman . J’y ai fais un score de 72% avec 18 bonnes réponses sur 25 !

 

La Fortune des Rougons, Emile Zola

Helloo ! Je viens vers vous aujourd’hui avec La Fortune des Rougons de Emile Zola ! Un bon classique comme on les aime !

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Résumé :

Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d’Etat d’où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d’amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d’eux, c’est aussi la naissance d’une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s’ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s’installe le régime impérial que l’écrivain pourfend, c’est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l’argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime. « Votre comédie est tragique », écrit Hugo juste après avoir lu le livre : « Vous avez le dessin ferme, la couleur franche, le relief, la vérité, la vie. Continuez ces études profondes. »


16295323_1802535920020237_1046376707_n(oui mon Totoro approuve cette lecture !)

Mon avis :

J’ai ouvert ce livre pour de nombreuses raisons. La première étant que le Père Noël a été très généreux cette année et  a décidé de m’offrir les trois premiers tomes de Zola dans la si belle édition de la Pléiade. La deuxième est que la blogueuse Flo and Books s’était lancé dans cette lecture elle aussi.

Je n’ai pas regretté une seconde d’avoir ouvert ce livre sachez le. Sachez aussi que, malgré mes études littéraires, c’était le premier roman de Zola que j’ouvrais. J’avais bien évidemment lu des extraits de ses plus célèbres romans, que j’avais beaucoup aimés, mais je n’avais jamais pris le temps d’en lire un entier !

J’ai donc découvert la famille des Rougons au fil des pages. Zola prend le temps d’installer sa famille dans un contexte historique dramatique. Il en construit les ramifications avec des enfants ”légitimes” et des ”bâtards”. Chacun des enfants évoqués auront un destin précis dans un autre roman. Et Zola, ne laissant rien au hasard, fait preuve d’une grande virtuosité.

Je ne maitrise pas tout à fait le contexte historique dans lequel se déroulent les évènements cités dans la texte mais il s’agit d’une révolution qui oppose les républicains aux personnes favorables à l’Empire. Ce contexte est évidement le centre du roman, mais même avec de très faibles connaissances en Histoire ( comme moi)  vous arriverez à comprendre le texte.

Zola a une plume magnifique qui vous transporte dans l’action et sait rendre compte des pensées et des sentiments des personnages d’une manière assez forte tout en ne s’appesantissant pas ( contrairement à Victor Hugo ).

Les personnages que j’ai préféré sont bien évidement Silvère et Miette. Ce sont eux qui ouvrent le roman et leur histoire d’amour est très touchante. J’ai adoré la partie où Zola nous narre la façon dont ils se sont rencontrés et dont leur amour est né.  Miette est touchante par sa fraîcheur et sa jeunesse. Silvère lui est un jeune homme entier prêt à tout sacrifier pour son idéal . Leurs deux caractères s’accordent et ils découvrent les premiers émois adolescents d’une manière touchante et juste.

Je vous laisse avec ce petit arbre généalogique montrant les personnages que l’on découvre avec ce premier ”tome”.arbre genealogique tome 1 zola.jpg

Citations :

” Toute fille qui se pend au cou d’un garçon est femme déjà, femme inconsciente, qu’une caresse peut éveiller. Quand les amoureux s’embrassent sur les joues c’est qu’ils tâtonnent et cherchent les lèvres. Un baiser fait des amants”.

” Ils étaient simplement attristés parfois d’une tristesse douce, ils ne comprenaient pas ce que les morts voulaient d’eux. Ils continuaient à vivre leurs amours ignorantes, au milieu de ce flot de sève, dans ce bout de cimetière abandonné, où la terre engraissée suait la vie et qui exigeait impérieusement leur union”

” Et, au loin, au fond de l’aire Saint-Mittre, sur une pierre tombale, une mare de sang sa caillait”.